Une Cour ouverte à toutes et tous : ouverture des inscriptions pour la visite guidée du 4 septembre
Le 4 septembre à 14 h 30, la Cour ouvrira ses portes au grand public* pour une visite du Palais des droits de l’homme, son siège à Strasbourg, dans le cadre de l’initiative Une Cour ouverte à toutes et tous. Celle-ci offrira au public la possibilité de découvrir le Palais des droits de l’homme chaque premier vendredi après-midi du mois. Ce projet vise à rendre la Cour plus accessible aux personnes qu’elle sert.
Au cours de cette visite guidée d’une durée d’environ une heure, qui sera disponible en anglais ou en français, les visiteurs découvriront les principaux espaces publics du Palais des droits de l’homme et en apprendront davantage sur l’histoire, le fonctionnement et le rôle de la Cour dans la protection des droits de l’homme en Europe. Ils pourront aussi en savoir plus sur le bâtiment lui-même grâce à des expositions et des présentations.
L’inscription est obligatoire. Pour la visite du 4 septembre, les inscriptions seront ouvertes du 8 août au 1er septembre à 17 h 30 (HEC) via le formulaire.
Tout visiteur âgé de 18 ans ou plus doit remplir un formulaire. Les mineurs accompagnant un adulte doivent également être mentionnés dans le formulaire d’inscription par l’adulte qui en est responsable.
En raison du nombre limité de places, les formulaires d’inscription seront traités selon le principe du premier arrivé, premier servi.
* La visite guidée est destinée au grand public.
Kavala c. Türkiye (n° 2)
Annonce du prononcé dans l’affaire de Grande Chambre
La Cour se prononcera dans l’affaire de Grande Chambre Kavala c. Türkiye (n° 2) le 25 août 2026.
L’affaire concerne la détention du requérant après l’arrêt rendu par la CEDH en 2019 ainsi que la procédure pénale qui s’est soldée par sa condamnation à la réclusion à perpétuité aggravée.
Activités judiciaires

Les mesures visées par l’article 39 du Règlement de la Cour sont prises dans le cadre du déroulement de la procédure devant la Cour et ne préjugent pas de ses décisions ultérieures sur la recevabilité ou sur le fond des affaires en question.

Annonce du prononcé dans l’affaire de Grande Chambre
La Cour se prononcera dans l’affaire de Grande Chambre Kavala c. Türkiye (n° 2) le 25 août 2026.
L’affaire concerne la détention du requérant après l’arrêt rendu par la CEDH en 2019 ainsi que la procédure pénale qui s’est soldée par sa condamnation à la réclusion à perpétuité aggravée.

L’excès de formalisme des autorités suisses quant à des griefs tirés d’un défaut d’accès à un régime végan en détention a violé la Convention européenne.
Dans l’affaire G.K. et A.S. c. Suisse, la Cour a conclu à la violation du droit à la liberté de pensée et de conscience et à celle du droit à un recours effectif. L’affaire concernait le manquement à l’obligation de fournir aux requérants un régime végan alors qu’ils se trouvaient entre les mains de l’État (le premier requérant en détention provisoire, le second interné en hôpital psychiatrique). Malgré leurs demandes, les requérants n’ont pas reçu de régimes entièrement végans. Or il n’y a eu aucune « décision » administrative formelle qui aurait été susceptible de recours en droit interne et permis au juge suisse d’examiner ces griefs sur le fond.
La Cour a jugé que la réaction des autorités suisses en l’espèce avait été excessivement formaliste. De ce fait, les voies de droit que les requérants ont empruntées se sont révélées ineffectives en pratique. L’autre conséquence est que les griefs tirés par les requérants d’un défaut d’accès à un régime végan conforme à leurs convictions éthiques, alors qu’ils se trouvaient entre les mains des autorités, n’ont jamais été examinés au niveau national.

Décès d’un Rom mis par la police en position de plaquage ventral – manquement des autorités à leur obligation de protéger la vie et de conduire une enquête effective sur le recours à la force et les éventuels mobiles discriminatoires.
Dans l’affaire S.T. c. République tchèque, la Cour a conclu à plusieurs violations de la Convention.
L’affaire concerne les griefs tirés par la requérante d’un recours à la force contre son frère, un Rom décédé en 2021 à la suite d’une intervention de la police, et de l’enquête menée sur les actes des policiers qui étaient intervenus.

Aucune base légale ne permettait aux autorités russes de priver les requérants de leur droit de propriété sur des terrains situés à Sébastopol.
Dans l’affaire Bazhenov et autres c. Russie et Ukraine, la Cour a conclu à plusieurs violations de la Convention.
L’affaire concerne l’annulation par les autorités russes des droits de propriété des requérants sur des terrains situés à Sébastopol, en Crimée, entre 2015 et 2017. À l’origine, les terrains avaient été cédés à des propriétaires privés par les autorités ukrainiennes. Les autorités russes les avaient fait restituer dans le domaine public au motif qu’il s’agissait de terrains forestiers et qu’ils n’auraient donc jamais dû être privatisés.

La Cour tiendra une audience au sujet des enfants ukrainiens qui étaient placés dans des structures d’accueil en Crimée et dont on a perdu la trace depuis 2014.
La CEDH tiendra le 22 septembre 2026 une audience sur l’affaire Union ukrainienne Helsinki pour les droits de l’homme au nom de dix enfants ukrainiens c. Russie.
L’affaire concerne dix enfants ukrainiens qui étaient placés dans des structures d’accueil situées en Crimée lorsque, en 2014, la Russie a revendiqué la juridiction sur la péninsule. Selon l’association Union ukrainienne Helsinki pour les droits de l’homme (UUHDH), qui agit en leur nom, les enfants se sont vu imposer la nationalité russe, ils ont été proposés à l’adoption et ils pourraient avoir été adoptés. Aucune information quant à l’endroit où ils se trouvent n’a été communiquée depuis 2014, malgré les demandes répétées des autorités ukrainiennes en ce sens.
Communiqués de presse sur d’autres arrêts et décisions
23 juillet : 3 arrêts
16 juillet : 14 arrêts et 13 décisions










