Présidence de la Cour

Le président
Le président de la Cour dirige les travaux et les services de la Cour (article 9 du règlement de la Cour).
Il représente la Cour et, notamment, en assure les relations avec les autorités du Conseil de l’Europe ainsi qu’avec les autorités politiques et judiciaires des États parties à la Convention européenne des droits de l’homme.
Il préside les séances plénières de la Cour, les séances de la Grande Chambre et celles du collège de cinq juges de la Grande Chambre, ainsi que les réunions du bureau.
Il est assisté du bureau, du greffier de la Cour et du cabinet du président.

Le président
Le président de la Cour dirige les travaux et les services de la Cour (article 9 du règlement de la Cour).
Il représente la Cour et, notamment, en assure les relations avec les autorités du Conseil de l’Europe ainsi qu’avec les autorités politiques et judiciaires des États parties à la Convention européenne des droits de l’homme.
Il préside les séances plénières de la Cour, les séances de la Grande Chambre et celles du collège de cinq juges de la Grande Chambre, ainsi que les réunions du bureau.
Il est assisté du bureau, du greffier de la Cour et du cabinet du président.

Mattias Guyomar
Né le 21 juillet 1968 à Guérande, France
- Licence en lettres modernes, université de Nantes, 1986-1989
- Lauréat de l’Institut d’études politiques (IEP), Paris, 1989-1991
- École nationale d’administration (ENA), 1993-1996
- Rapporteur près la Section du contentieux du Conseil d’État, 1996-1999
- Maître de conférences à l’IEP de Paris et à l’ENA (enseignements de droit public et de droit comparé), 1996-2007
- Secrétaire général de la Commission des sondages, 1998-2020
- Responsable du Centre de documentation et de coordination du Conseil d’État, 1999-2002
- Rapporteur général du Haut Conseil à l’intégration, 1999-2002
- Commissaire du gouvernement puis rapporteur public près la Section du contentieux et le Tribunal des conflits, 2002-2011
- Professeur associé de droit public, université Paris-Sud XI, Faculté Jean Monnet, 2004-2012
- Assesseur à la 6ème chambre puis à la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2011-2016
- Juge des référés du Conseil d’État, 2011-2020
- Rapporteur général de la Commission supérieure de codification, 2012-2020
- Professeur associé de droit public, Université Paris 2 - Panthéon - Assas, 2012-2020
- Membre du jury de l’agrégation de droit public, 2013-2014
- Membre de la Société de législation comparée, 2013-2020
- Secrétaire général de l’Institut français des sciences administratives, 2013-2020
- Membre de la liste française des juges ad hoc près la Cour européenne des droits de l’homme, 2013-2020
- Personne de contact du Conseil d’État au sein du Réseau des Cours Supérieures de la CEDH, 2015-2020
- Président de la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2016-2020
- Membre de l’Organisation européenne de droit public, 2016-2020
- Juge à la Cour européenne des droits de l’homme depuis le 22 juin 2020
- Président de Section du 2 mai 2024 au 29 mai 2025
- Président de la Cour depuis le 30 mai 2025.

Mattias Guyomar
Né le 21 juillet 1968 à Guérande, France
- Licence en lettres modernes, université de Nantes, 1986-1989
- Lauréat de l’Institut d’études politiques (IEP), Paris, 1989-1991
- École nationale d’administration (ENA), 1993-1996
- Rapporteur près la Section du contentieux du Conseil d’État, 1996-1999
- Maître de conférences à l’IEP de Paris et à l’ENA (enseignements de droit public et de droit comparé), 1996-2007
- Secrétaire général de la Commission des sondages, 1998-2020
- Responsable du Centre de documentation et de coordination du Conseil d’État, 1999-2002
- Rapporteur général du Haut Conseil à l’intégration, 1999-2002
- Commissaire du gouvernement puis rapporteur public près la Section du contentieux et le Tribunal des conflits, 2002-2011
- Professeur associé de droit public, université Paris-Sud XI, Faculté Jean Monnet, 2004-2012
- Assesseur à la 6ème chambre puis à la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2011-2016
- Juge des référés du Conseil d’État, 2011-2020
- Rapporteur général de la Commission supérieure de codification, 2012-2020
- Professeur associé de droit public, Université Paris 2 - Panthéon - Assas, 2012-2020
- Membre du jury de l’agrégation de droit public, 2013-2014
- Membre de la Société de législation comparée, 2013-2020
- Secrétaire général de l’Institut français des sciences administratives, 2013-2020
- Membre de la liste française des juges ad hoc près la Cour européenne des droits de l’homme, 2013-2020
- Personne de contact du Conseil d’État au sein du Réseau des Cours Supérieures de la CEDH, 2015-2020
- Président de la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2016-2020
- Membre de l’Organisation européenne de droit public, 2016-2020
- Juge à la Cour européenne des droits de l’homme depuis le 22 juin 2020
- Président de Section du 2 mai 2024 au 29 mai 2025
- Président de la Cour depuis le 30 mai 2025.
Élection du président de la Cour
La Cour plénière élit son président pour une période de trois ans (article 8 du règlement de la Cour).
Président Mattias Guyomar
Visites officielles
Visite de jeunes ambassadeurs du Procureur général du Royaume-Uni
Le 1er juillet 2026, de jeunes ambassadeurs du Procureur général du Royaume-Uni ont visité la Cour, où ils ont eu l’occasion de rencontrer Mattias Guyomar, Président de la Cour, et Hugh Mercer, juge élu au titre du Royaume-Uni, ainsi que des membres du greffe.
Le Président a salué le travail des jeunes ambassadeurs qui promeuvent l'état de droit au sein de leurs communautés grâce à une utilisation positive et responsable des médias sociaux. Les ambassadeurs ont expliqué comment ils mobilisent leurs pairs, soulignant que les droits de l'homme, l'état de droit et la démocratie ne sont pas seulement des notions à comprendre, mais aussi des valeurs à faire vivre.

Visite de jeunes ambassadeurs du Procureur général du Royaume-Uni
Le 1er juillet 2026, de jeunes ambassadeurs du Procureur général du Royaume-Uni ont visité la Cour, où ils ont eu l’occasion de rencontrer Mattias Guyomar, Président de la Cour, et Hugh Mercer, juge élu au titre du Royaume-Uni, ainsi que des membres du greffe.
Le Président a salué le travail des jeunes ambassadeurs qui promeuvent l'état de droit au sein de leurs communautés grâce à une utilisation positive et responsable des médias sociaux. Les ambassadeurs ont expliqué comment ils mobilisent leurs pairs, soulignant que les droits de l'homme, l'état de droit et la démocratie ne sont pas seulement des notions à comprendre, mais aussi des valeurs à faire vivre.
Visite d’une délégation du Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme à la Cour
Le 29 juin 2026, une délégation du Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme (ENNHRI), réseau qui rassemble des institutions nationales des droits de l’homme de toute l’Europe, a visité la Cour. La présidente de l'ENNHRI, Louise Holck, et la secrétaire générale du réseau, Debbie Kohner, ont rencontré le président de la Cour, Mattias Guyomar, et la greffière, Marialena Tsirli. Après avoir rappelé que la Cour est un pilier de la paix, de la démocratie, de l’état de droit et de la protection des droits de l’homme pour tous en Europe, ils se sont entretenus sur l’importance des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits de l’homme et sur le soutien qu’elles apportent aux travaux de la Cour.

Visite d’une délégation du Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme à la Cour
Le 29 juin 2026, une délégation du Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme (ENNHRI), réseau qui rassemble des institutions nationales des droits de l’homme de toute l’Europe, a visité la Cour. La présidente de l'ENNHRI, Louise Holck, et la secrétaire générale du réseau, Debbie Kohner, ont rencontré le président de la Cour, Mattias Guyomar, et la greffière, Marialena Tsirli. Après avoir rappelé que la Cour est un pilier de la paix, de la démocratie, de l’état de droit et de la protection des droits de l’homme pour tous en Europe, ils se sont entretenus sur l’importance des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits de l’homme et sur le soutien qu’elles apportent aux travaux de la Cour.
Le Président se rend en visite officielle à Monaco
Le président de la Cour, Mattias Guyomar, accompagné du juge élu au titre de Monaco, Sébastien Biancheri, et de la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, a participé le 25 juin 2026 à Monaco à une série de réunions.
Au cours de sa visite, le président a participé à un déjeuner officiel organisé par le ministre d’État, Christophe Mirmand, et il s’est entretenu avec le conseiller de Gouvernement des Relations extérieures et de la Coopération, Isabelle Berro-Amadeï, le secrétaire d’État à la Justice, Samuel Vuelta Simon, le président du Conseil national, Thomas Brezzo, ainsi qu’avec la Haut Commissaire à la Protection des droits, des libertés et à la médiation, Marina Ceyssac.
Les échanges ont porté sur les priorités de la présidence monégasque du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, notamment sur son engagement en faveur du système européen de protection des droits de l’homme, ainsi que sur les événements que la Présidence organisera pour promouvoir ces priorités.

Le Président se rend en visite officielle à Monaco
Le président de la Cour, Mattias Guyomar, accompagné du juge élu au titre de Monaco, Sébastien Biancheri, et de la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, a participé le 25 juin 2026 à Monaco à une série de réunions.
Au cours de sa visite, le président a participé à un déjeuner officiel organisé par le ministre d’État, Christophe Mirmand, et il s’est entretenu avec le conseiller de Gouvernement des Relations extérieures et de la Coopération, Isabelle Berro-Amadeï, le secrétaire d’État à la Justice, Samuel Vuelta Simon, le président du Conseil national, Thomas Brezzo, ainsi qu’avec la Haut Commissaire à la Protection des droits, des libertés et à la médiation, Marina Ceyssac.
Les échanges ont porté sur les priorités de la présidence monégasque du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, notamment sur son engagement en faveur du système européen de protection des droits de l’homme, ainsi que sur les événements que la Présidence organisera pour promouvoir ces priorités.
Audience de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco avec le président de la Cour
Le 25 juin 2026, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a reçu en audience, au Palais princier, le président de la Cour européenne des droits de l’homme, Mattias Guyomar, accompagné par le juge élu au titre de Monaco, Sébastien Biancheri, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli.
Les échanges ont porté sur les priorités de Monaco dans le cadre de l’actuelle présidence du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, en particulier sur le renforcement de la résilience démocratique, la lutte contre la criminalité financière et le soutien à la jeunesse.
Le Président a fait part à S.A.S. le Prince Albert II de Monaco des réalisations de la Cour dans le cadre des trois priorités : efficacité, visibilité, responsabilité. Le Président a remercié Monaco pour son soutien sans faille et son engagement actif au soutien du système de la Convention et de la Cour.

Audience de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco avec le président de la Cour
Le 25 juin 2026, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a reçu en audience, au Palais princier, le président de la Cour européenne des droits de l’homme, Mattias Guyomar, accompagné par le juge élu au titre de Monaco, Sébastien Biancheri, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli.
Les échanges ont porté sur les priorités de Monaco dans le cadre de l’actuelle présidence du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, en particulier sur le renforcement de la résilience démocratique, la lutte contre la criminalité financière et le soutien à la jeunesse.
Le Président a fait part à S.A.S. le Prince Albert II de Monaco des réalisations de la Cour dans le cadre des trois priorités : efficacité, visibilité, responsabilité. Le Président a remercié Monaco pour son soutien sans faille et son engagement actif au soutien du système de la Convention et de la Cour.
Visite au Conseil d’État français
Le 23 juin 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, se sont rendus au Conseil d’État, à Paris, où ils ont pu rencontrer pour la première fois le nouveau vice-président du Conseil d’État, Marc Guillaume.
Au cours de la réunion, le président Guyomar a exposé les trois priorités de son mandat et donné un aperçu de la situation de la Cour un an après son élection. Cette réunion a aussi été l’occasion d’évoquer l’importance du dialogue entre la Cour et les hautes juridictions nationales, ainsi que la pertinence croissante de la communication judiciaire.

Visite au Conseil d’État français
Le 23 juin 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, se sont rendus au Conseil d’État, à Paris, où ils ont pu rencontrer pour la première fois le nouveau vice-président du Conseil d’État, Marc Guillaume.
Au cours de la réunion, le président Guyomar a exposé les trois priorités de son mandat et donné un aperçu de la situation de la Cour un an après son élection. Cette réunion a aussi été l’occasion d’évoquer l’importance du dialogue entre la Cour et les hautes juridictions nationales, ainsi que la pertinence croissante de la communication judiciaire.
Le président de la Cour reçu par le président Macron au palais de l'Élysée
Le 23 juin 2026, le président de la République française, Emmanuel Macron, a reçu le président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, au Palais de l'Élysée. Le représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe, M. Pap Ndiaye, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, ont également assisté à la réunion.
Les discussions ont porté sur le processus ayant abouti à la déclaration de Chișinău, le rôle de la Cour dans la mise en jeu de la responsabilité de la Russie pour son invasion à grande échelle de l’Ukraine, le recul de l’état de droit et l’adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les affaires traitées par la Cour concernant la France. Le président Macron a réaffirmé le soutien politique sans faille de la France à la Cour, dont la mission est plus que jamais nécessaire.

Le président de la Cour reçu par le président Macron au palais de l'Élysée
Le 23 juin 2026, le président de la République française, Emmanuel Macron, a reçu le président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, au Palais de l'Élysée. Le représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe, M. Pap Ndiaye, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, ont également assisté à la réunion.
Les discussions ont porté sur le processus ayant abouti à la déclaration de Chișinău, le rôle de la Cour dans la mise en jeu de la responsabilité de la Russie pour son invasion à grande échelle de l’Ukraine, le recul de l’état de droit et l’adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les affaires traitées par la Cour concernant la France. Le président Macron a réaffirmé le soutien politique sans faille de la France à la Cour, dont la mission est plus que jamais nécessaire.
Visite à la Cour du ministre de la Justice du Monténégro
Le 16 juin 2026, en marge de la conférence informelle des ministres de la Justice du Conseil de l’Europe, le ministre monténégrin de la Justice, Bojan Božović, a rendu visite à la Cour, où il a été reçu par le président Mattias Guyomar, par la vice-présidente de la Cour et juge élue au titre du Monténégro, Ivana Jelić, et la greffière Marialena Tsirli.
Le président a mis en exergue le rôle prépondérant que joue le Monténégro dans le cadre de la préservation de la stabilité, de la paix et de la justice dans cette région d'Europe et a réaffirmé que la protection des droits de l'homme constitue un fondement indispensable à toute société démocratique. La vice-présidente Jelić a évoqué le contentieux monténégrin devant la Cour et a souligné l’influence positive des arrêts de la Cour sur le système national. La greffière a mentionné le détachement de juges comme forme de soutien à la Cour.

Visite à la Cour du ministre de la Justice du Monténégro
Le 16 juin 2026, en marge de la conférence informelle des ministres de la Justice du Conseil de l’Europe, le ministre monténégrin de la Justice, Bojan Božović, a rendu visite à la Cour, où il a été reçu par le président Mattias Guyomar, par la vice-présidente de la Cour et juge élue au titre du Monténégro, Ivana Jelić, et la greffière Marialena Tsirli.
Le président a mis en exergue le rôle prépondérant que joue le Monténégro dans le cadre de la préservation de la stabilité, de la paix et de la justice dans cette région d'Europe et a réaffirmé que la protection des droits de l'homme constitue un fondement indispensable à toute société démocratique. La vice-présidente Jelić a évoqué le contentieux monténégrin devant la Cour et a souligné l’influence positive des arrêts de la Cour sur le système national. La greffière a mentionné le détachement de juges comme forme de soutien à la Cour.
Évènements Présidence
Le 2 juillet 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, s’est adressé aux participants à la conférence annuelle 2026 du réseau HELP, qui a réuni des instituts nationaux de formation de 46 États membres du Conseil de l’Europe et d’ailleurs, dans le but d’échanger, de coopérer et de moderniser la formation judiciaire.
Dans son discours, le Président a souligné qu’en cette période où les attaques contre l’ordre juridique international fondé sur des règles de droit se multiplient, le discours démocratique a besoin d’un « fondement juridique et éthique commun », la Convention européenne des droits de l’homme.
Il a ensuite exposé que la Convention, en tant qu’instrument de protection de l’ordre public européen, de promotion de la vérité judiciaire et de protection de la paix, sert de cadre de référence commun en Europe.
Le Président a mis l’accent sur le rôle que le programme HELP joue dans la promotion de l’éducation aux droits de l’homme, dans la diffusion de la jurisprudence de la Cour et dans la divulgation de la Convention et de ses valeurs.
Cette conférence de deux jours a été organisée dans le cadre de la présidence monégasque du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe.
- Discours du président Mattias Guyomar (en anglais uniquement)
Le 30 juin 2026, la Cour a accueilli une rencontre entre des juges de la Cour et des représentants d’organes conventionnels des Nations unies en matière de droits de l’homme. Organisée avec le soutien de la Fondation René Cassin et de l’Institut national du service public (INSP), cette rencontre faisait suite à un colloque tenu la veille, à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de René Cassin, ancien président de la Cour et lauréat du prix Nobel de la paix.
Au cours de cette rencontre, les juges de la Cour ainsi que les présidents et représentants des organes conventionnels des Nations unies ont échangé sur diverses questions liées aux droits de l’homme et sur les évolutions jurisprudentielles respectives. Orientées vers l’avenir, les discussions ont porté sur la recherche de solutions pour une coopération plus étroite et l’utilisation de la jurisprudence, des recommandations et de l’expertise, en vue d’une protection des droits de l’homme plus cohérente et efficace.
Observant que les Nations unies sont pour la Cour un partenaire clé, le président Mattias Guyomar a déclaré que la rencontre était l’occasion de nourrir le dialogue et il a souligné que les arrêts de la Cour font souvent référence à la jurisprudence des organes conventionnels des Nations unies.
Changrok Soh, président du Comité des droits de l’homme de l’ONU et président de la 38e réunion des présidents des organes conventionnels de l’ONU, s’est adressé aux participants, en visioconférence. Son intervention a été suivie d’une séance de travail présidée par Ivana Jelić, vice-présidente de la Cour et juge élue au titre du Monténégro, sur des questions relatives au fonctionnement, aux défis et à la coopération entre institutions. Sont intervenues lors de cette séance Vasilka Sancin, juge élue au titre de la Slovénie, et Hélène Tigroudja, vice-présidente du Comité des droits de l’homme, qui se sont penchées sur la coordination et la coopération entre les organes conventionnels de l’ONU et la Cour, ainsi que sur des propositions concrètes d’actions futures.
La deuxième séance de travail, présidée par Anja Seibert Fohr, juge élue au titre de l’Allemagne, a porté sur la question de la non-discrimination dans les périodes de trouble et d’incertitude. Mykola Gnatovskyy, juge élu au titre de l’Ukraine, et Tina Stavrinaki, membre du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et présidente du Groupe de travail sur les communications, ont expliqué en quoi les normes en matière de non-discrimination définies par l’ONU ou élaborées dans la jurisprudence de la Cour relative à la Convention s’appliquent aux réalités d’aujourd’hui, y compris dans le contexte des nouvelles technologies, du changement climatique et du conflit armé.
Emmanuel Decaux, président de la Fondation René Cassin, a prononcé le discours de clôture, soulignant l’engagement de la fondation en faveur de la protection des droits de l’homme, dans le droit fil de l’héritage de René Cassin : il s’agit de favoriser le dialogue entre institutions, de rapprocher les systèmes de protection et d’œuvrer pour des garanties toujours plus efficaces des droits fondamentaux.
Lors de l'ouverture du 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort, ayant lieu du 30 juin au 2 juillet 2026 et organisé à Paris par l’association « Ensemble contre la peine de mort », sous le parrainage de la France, de l’Union européenne et de la Suisse et clôturé par le président de la République française, le Président de la Cour, Mattias Guyomar est intervenu dans le cadre de la session plénière consacrée au rôle du pouvoir judiciaire en tant qu’acteur de l’abolition, au sein d’un panel intitulé Les cours régionales et l’impact de leurs décisions sur l’application de la peine de mort, aux côtés de Veronica Gomez, juge de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, et de Dumisa Ntsebeza, juge à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Dans son discours, le Président a souligné qu’il est pleinement d’actualité et indispensable de se réunir pour œuvrer, chacun à sa place et partout dans le monde, à l’abolition universelle de la peine de mort.
« Et même en Europe, cet espace géographique sans peine de mort, on observe une résurgence de discours favorables à son rétablissement », a t il mis en garde, en rappelant la part qu’ont prise le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des droits de l’homme dans l’abolition de la peine de mort sur le continent européen.
Enfin, il a souligné, en évoquant l’adoption des Protocoles 6 et 13 et l’évolution de l’interprétation, par la Cour, des articles 2 et 3 de la Convention européenne que, dans son principe même, la peine de mort est incompatible avec la dignité humaine.
Le 29 juin 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a prononcé une allocution lors du colloque René Cassin intitulé Les traités universels des droits de l’homme au carrefour de tous les dangers.
Dans son discours, le président a souligné que les droits humains doivent avant tout se comprendre comme les droits de l’humanité, ce qui signe leur caractère universel.
« Droits fondamentaux parce qu’à la fois fondés par la personne humaine et au fondement de l’humanité », a dit le président Guyomar, en ajoutant que les mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme ont en partage l’universel.
« Par notre engagement commun, nous ferons prévaloir nos idéaux partagés de paix et de justice », a déclaré le président.
Après le président, Emmanuel Decaux, président de la Fondation René Cassin, Sébastien Touzé, directeur de la Fondation René Cassin, et Linos Alexandre Sicilianos, professeur à l’Université d’Athènes, ancien président de la Cour européenne des droits de l’homme et membre de l’ECRI, ont pris la parole.
Après l’ouverture du colloque, une discussion sur l’universalité des traités relatifs aux droits de l’homme a eu lieu sous la présidence d’Anja Seibert Fohr, juge élue au titre de l’Allemagne.
Vasilka Sancin, juge élue au titre de la Slovénie, a participé à une discussion sur la nature du droit international des droits de l’homme, avec un focus sur les organes de traité et sur la Cour face aux situations d’urgence et aux crises, notamment le retour de la guerre.
La vice présidente de la Cour et juge élue au titre du Monténégro, Ivana Jelić, a présenté les conclusions du colloque, qui a été organisé dans le cadre du 50ᵉ anniversaire de la disparition de René Cassin par la Fondation René Cassin avec le soutien de l’Institut national du service public et de la Cour européenne des droits de l’homme, ainsi que du Contrat triennal « Strasbourg capitale européenne », sous la responsabilité scientifique d’Emmanuel Decaux et de Sébastien Touzé.
Le 29 juin 2026, la Cour a accueilli une rencontre entre les greffiers et les agents des gouvernements visant à faire progresser le dialogue institutionnel et la coopération.
Dans ses remarques introductives à l’ouverture de la rencontre, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a mis l’accent sur les tierces interventions : « Il est essentiel pour les délibérations de la Cour que des tierces interventions solides lui soient soumises. Elles nous alertent sur des questions importantes pour les États membres, elles facilitent l'exercice de notre pragmatisme judiciaire, elles contribuent à assurer que la Cour rende des décisions actualisées, fondées sur des faits et pertinentes ».
La greffière de la Cour, Marialena Tsirli, a donné un bref aperçu de l’activité de la Cour au cours des six derniers mois et présenté des chiffres qui attestent non seulement du volume de travail de la Cour, mais aussi de la confiance que les États et les individus continuent d’accorder à l’institution.
Après les remarques introductives, Isabelle Niedlispacher, agente du gouvernement belge et co-organisatrice de la rencontre, a pris la parole.
Le 26 juin 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, le juge élu au titre de la Belgique, Frédéric Krenc, le juge élu au titre de Monaco, Sébastien Biancheri, et la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, ont pris la parole au colloque « Monaco et la Cour européenne des droits de l’homme », qui était organisé par l’Institut Monégasque de Formation aux Professions Judiciaires au Monte-Carlo Bay.
Lors du colloque, le président de la Cour, Mattias Guyomar, est intervenu sur le thème « La Cour européenne des droits de l’homme et les enjeux contemporains ». Soulignant l’importance du système de la Convention au fil des ans, il a affirmé que « c’est justement pour des temps troublés comme ceux que nous traversons que la Convention a été rédigée et que la Cour a été créée ». Il a ainsi évoqué les grands enjeux contemporains auxquels la Cour doit faire face : les conflits, la question de la justice climatique, et, plus généralement, la protection de l’environnement, les violences faites aux femmes, les menaces contre l’état de droit, ainsi que les nouvelles technologies, et en particulier les questions liées à la désinformation, la surveillance et la collecte de données.
Après le président, c’est le juge élu au titre de la Belgique, Frédéric Krenc, qui a pris la parole et qui s’est exprimé sur le thème « La Cour européenne des droits de l’homme : un contrôle subsidiaire au service de l’effectivité des droits et libertés ». Il a souligné que la Convention conserve plus que jamais sa pertinence, et il a ajouté que, grâce à la Cour, qui a statué sur plus d’un million de requêtes depuis sa création, la Convention a concrètement et sensiblement amélioré le quotidien des individus.
La greffière de la Cour, Marialena Tsirli, a pris la parole sur le thème « Le droit d’être entendu : la procédure devant la Cour européenne des droits de l’homme ». Son intervention portait sur les trois éléments qui encadrent la possibilité d’être entendu devant la Cour européenne : qui peut être entendu, c’est à dire qui bénéficie de la protection conventionnelle et qui peut saisir la Cour, quelles sont les modalités procédurales qui trouvent à s’appliquer, et quelles sont les garanties qui assurent l’effectivité de ce droit.
Le colloque s’est conclu par un débat sur la jurisprudence de la Cour et l’ordre juridique monégasque, coprésidé par le juge élu au titre de Monaco, Sébastien Biancheri, dont l’allocution de clôture du colloque a porté sur les thèmes de la procédure devant la Cour européenne des droits de l’homme, de l’exécution des arrêts de la Cour et de l’impact de la jurisprudence européenne sur le droit monégasque.




























