Présidence de la Cour

Le président
Le président de la Cour dirige les travaux et les services de la Cour (article 9 du règlement de la Cour).
Il représente la Cour et, notamment, en assure les relations avec les autorités du Conseil de l’Europe ainsi qu’avec les autorités politiques et judiciaires des États parties à la Convention européenne des droits de l’homme.
Il préside les séances plénières de la Cour, les séances de la Grande Chambre et celles du collège de cinq juges de la Grande Chambre, ainsi que les réunions du bureau.
Il est assisté du bureau, du greffier de la Cour et du cabinet du président.

Le président
Le président de la Cour dirige les travaux et les services de la Cour (article 9 du règlement de la Cour).
Il représente la Cour et, notamment, en assure les relations avec les autorités du Conseil de l’Europe ainsi qu’avec les autorités politiques et judiciaires des États parties à la Convention européenne des droits de l’homme.
Il préside les séances plénières de la Cour, les séances de la Grande Chambre et celles du collège de cinq juges de la Grande Chambre, ainsi que les réunions du bureau.
Il est assisté du bureau, du greffier de la Cour et du cabinet du président.

Mattias Guyomar
Né le 21 juillet 1968 à Guérande, France
- Licence en lettres modernes, université de Nantes, 1986-1989
- Lauréat de l’Institut d’études politiques (IEP), Paris, 1989-1991
- École nationale d’administration (ENA), 1993-1996
- Rapporteur près la Section du contentieux du Conseil d’État, 1996-1999
- Maître de conférences à l’IEP de Paris et à l’ENA (enseignements de droit public et de droit comparé), 1996-2007
- Secrétaire général de la Commission des sondages, 1998-2020
- Responsable du Centre de documentation et de coordination du Conseil d’État, 1999-2002
- Rapporteur général du Haut Conseil à l’intégration, 1999-2002
- Commissaire du gouvernement puis rapporteur public près la Section du contentieux et le Tribunal des conflits, 2002-2011
- Professeur associé de droit public, université Paris-Sud XI, Faculté Jean Monnet, 2004-2012
- Assesseur à la 6ème chambre puis à la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2011-2016
- Juge des référés du Conseil d’État, 2011-2020
- Rapporteur général de la Commission supérieure de codification, 2012-2020
- Professeur associé de droit public, Université Paris 2 - Panthéon - Assas, 2012-2020
- Membre du jury de l’agrégation de droit public, 2013-2014
- Membre de la Société de législation comparée, 2013-2020
- Secrétaire général de l’Institut français des sciences administratives, 2013-2020
- Membre de la liste française des juges ad hoc près la Cour européenne des droits de l’homme, 2013-2020
- Personne de contact du Conseil d’État au sein du Réseau des Cours Supérieures de la CEDH, 2015-2020
- Président de la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2016-2020
- Membre de l’Organisation européenne de droit public, 2016-2020
- Juge à la Cour européenne des droits de l’homme depuis le 22 juin 2020
- Président de Section du 2 mai 2024 au 29 mai 2025
- Président de la Cour depuis le 30 mai 2025.

Mattias Guyomar
Né le 21 juillet 1968 à Guérande, France
- Licence en lettres modernes, université de Nantes, 1986-1989
- Lauréat de l’Institut d’études politiques (IEP), Paris, 1989-1991
- École nationale d’administration (ENA), 1993-1996
- Rapporteur près la Section du contentieux du Conseil d’État, 1996-1999
- Maître de conférences à l’IEP de Paris et à l’ENA (enseignements de droit public et de droit comparé), 1996-2007
- Secrétaire général de la Commission des sondages, 1998-2020
- Responsable du Centre de documentation et de coordination du Conseil d’État, 1999-2002
- Rapporteur général du Haut Conseil à l’intégration, 1999-2002
- Commissaire du gouvernement puis rapporteur public près la Section du contentieux et le Tribunal des conflits, 2002-2011
- Professeur associé de droit public, université Paris-Sud XI, Faculté Jean Monnet, 2004-2012
- Assesseur à la 6ème chambre puis à la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2011-2016
- Juge des référés du Conseil d’État, 2011-2020
- Rapporteur général de la Commission supérieure de codification, 2012-2020
- Professeur associé de droit public, Université Paris 2 - Panthéon - Assas, 2012-2020
- Membre du jury de l’agrégation de droit public, 2013-2014
- Membre de la Société de législation comparée, 2013-2020
- Secrétaire général de l’Institut français des sciences administratives, 2013-2020
- Membre de la liste française des juges ad hoc près la Cour européenne des droits de l’homme, 2013-2020
- Personne de contact du Conseil d’État au sein du Réseau des Cours Supérieures de la CEDH, 2015-2020
- Président de la 10ème chambre de la Section du contentieux du Conseil d’État, 2016-2020
- Membre de l’Organisation européenne de droit public, 2016-2020
- Juge à la Cour européenne des droits de l’homme depuis le 22 juin 2020
- Président de Section du 2 mai 2024 au 29 mai 2025
- Président de la Cour depuis le 30 mai 2025.
Élection du président de la Cour
La Cour plénière élit son président pour une période de trois ans (article 8 du règlement de la Cour).
Président Mattias Guyomar
Visites officielles
Visite à la Cour du ministre slovène de la Justice
Le 1er octobre 2026, Michael Zupančič, ministre slovène de la Justice, s’est rendu à la Cour, où il a rencontré le président Mattias Guyomar. Vasilka Sancin, juge élue au titre de la Slovénie, et Marialena Tsirli, greffière de la Cour, étaient également présentes. Les discussions ont porté sur des questions concernant l’indépendance et l’autonomie de la Cour, l’exécution par la Slovénie des arrêts de la Cour, ainsi que le soutien apporté par le pays à la Cour et au système de la Convention.

Visite à la Cour du ministre slovène de la Justice
Le 1er octobre 2026, Michael Zupančič, ministre slovène de la Justice, s’est rendu à la Cour, où il a rencontré le président Mattias Guyomar. Vasilka Sancin, juge élue au titre de la Slovénie, et Marialena Tsirli, greffière de la Cour, étaient également présentes. Les discussions ont porté sur des questions concernant l’indépendance et l’autonomie de la Cour, l’exécution par la Slovénie des arrêts de la Cour, ainsi que le soutien apporté par le pays à la Cour et au système de la Convention.
Visite officielle de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco
Le 1er octobre 2026, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, dont le pays assure la présidence tournante du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, s’est rendu à la Cour. Il était accompagné d' Isabelle Berro-Amadeï, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de Monaco et Présidente du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, et de Samuel Vuelta Simon, secrétaire d’État à la Justice de Monaco. Le président Mattias Guyomar, ainsi que Sébastien Biancheri, juge élu au titre de Monaco, et Marialena Tsirli, greffière de la Cour, ont reçu S.A.S. le Prince Albert II pour une visite du bâtiment de la Cour.
Lors de ce parcours, S.A.S. le Prince Albert II a pu voir les salles d’audience de la Cour, le bureau du courrier et la bibliothèque, ainsi que la salle René Cassin et la salle Helga Pedersen, qui accueillent des expositions permanentes consacrées à ces deux grandes personnalités.
Il a terminé sa visite par un échange avec le Bureau de la Cour dans la salle Luzius Wildhaber.

Visite officielle de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco
Le 1er octobre 2026, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, dont le pays assure la présidence tournante du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, s’est rendu à la Cour. Il était accompagné d' Isabelle Berro-Amadeï, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de Monaco et Présidente du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, et de Samuel Vuelta Simon, secrétaire d’État à la Justice de Monaco. Le président Mattias Guyomar, ainsi que Sébastien Biancheri, juge élu au titre de Monaco, et Marialena Tsirli, greffière de la Cour, ont reçu S.A.S. le Prince Albert II pour une visite du bâtiment de la Cour.
Lors de ce parcours, S.A.S. le Prince Albert II a pu voir les salles d’audience de la Cour, le bureau du courrier et la bibliothèque, ainsi que la salle René Cassin et la salle Helga Pedersen, qui accueillent des expositions permanentes consacrées à ces deux grandes personnalités.
Il a terminé sa visite par un échange avec le Bureau de la Cour dans la salle Luzius Wildhaber.
Visite officielle du président de la République portugaise
Le 30 septembre 2026, le président de la République portugaise, António José Martins Seguro, accompagné de la ministre de la Justice, Rita Alarcão Júdice, a effectué une visite officielle à la Cour, où il a rencontré le président de celle-ci, Mattias Guyomar. La juge élue au titre du Portugal, Ana Maria Guerra Martins, et la greffière, Marialena Tsirli, ont également participé à cette rencontre. Le président Martins Seguro a souligné le rôle clé de la Cour dans l’architecture européenne. Le ministre Alarcão Júdice a exprimé le ferme attachement du Portugal à l’exécution des arrêts de la Cour et la juge Guerra Martins a décrit le type d’affaires portées contre le Portugal devant la Cour. Au cours de sa visite, le président Martins Seguro a également eu l’occasion de rencontrer des agents portugais de la Cour.

Visite officielle du président de la République portugaise
Le 30 septembre 2026, le président de la République portugaise, António José Martins Seguro, accompagné de la ministre de la Justice, Rita Alarcão Júdice, a effectué une visite officielle à la Cour, où il a rencontré le président de celle-ci, Mattias Guyomar. La juge élue au titre du Portugal, Ana Maria Guerra Martins, et la greffière, Marialena Tsirli, ont également participé à cette rencontre. Le président Martins Seguro a souligné le rôle clé de la Cour dans l’architecture européenne. Le ministre Alarcão Júdice a exprimé le ferme attachement du Portugal à l’exécution des arrêts de la Cour et la juge Guerra Martins a décrit le type d’affaires portées contre le Portugal devant la Cour. Au cours de sa visite, le président Martins Seguro a également eu l’occasion de rencontrer des agents portugais de la Cour.
Le vice-ministre de la Justice de la République de Türkiye en visite à la Cour
Le 17 septembre 2026, le vice-ministre de la Justice de la République de Türkiye, S.E. M. Burak Ceyhan, s’est rendu en visite à la Cour, où il a été reçu par Mattias Guyomar, le président de la Cour, Saadet Yüksel, la juge élue au titre de la Türkiye, et Abel Campos, le greffier adjoint.
Le président a souligné l’importance de l’indépendance de la justice et de la responsabilité partagée en matière de protection des droits garantis par la Convention, reconnaissant l’engagement de la Türkiye en faveur d’une coopération. La juge Yüksel a évoqué la lourde charge de travail concernant la Türkiye et la valeur du dialogue judiciaire. Le greffier adjoint a mentionné l'importance d'assurer un traitement efficace des affaires.

Le vice-ministre de la Justice de la République de Türkiye en visite à la Cour
Le 17 septembre 2026, le vice-ministre de la Justice de la République de Türkiye, S.E. M. Burak Ceyhan, s’est rendu en visite à la Cour, où il a été reçu par Mattias Guyomar, le président de la Cour, Saadet Yüksel, la juge élue au titre de la Türkiye, et Abel Campos, le greffier adjoint.
Le président a souligné l’importance de l’indépendance de la justice et de la responsabilité partagée en matière de protection des droits garantis par la Convention, reconnaissant l’engagement de la Türkiye en faveur d’une coopération. La juge Yüksel a évoqué la lourde charge de travail concernant la Türkiye et la valeur du dialogue judiciaire. Le greffier adjoint a mentionné l'importance d'assurer un traitement efficace des affaires.
La présidente de la Bulgarie en visite à la Cour
Le 16 septembre 2026, la présidente bulgare, Iliana Iotova, accompagnée du ministre de la Justice, Nikolay Naydenov, s’est rendue à la Cour, où elle a été reçue par le président Mattias Guyomar, la juge élue au titre de la Bulgarie, Diana Kovatcheva, et la greffière, Marialena Tsirli.
La présidente Iotova a invité le président Guyomar à se rendre en Bulgarie en 2027 pour célébrer le 35e anniversaire de la ratification par la Bulgarie de la Convention européenne des droits de l'homme.

La présidente de la Bulgarie en visite à la Cour
Le 16 septembre 2026, la présidente bulgare, Iliana Iotova, accompagnée du ministre de la Justice, Nikolay Naydenov, s’est rendue à la Cour, où elle a été reçue par le président Mattias Guyomar, la juge élue au titre de la Bulgarie, Diana Kovatcheva, et la greffière, Marialena Tsirli.
La présidente Iotova a invité le président Guyomar à se rendre en Bulgarie en 2027 pour célébrer le 35e anniversaire de la ratification par la Bulgarie de la Convention européenne des droits de l'homme.
Visite à la Cour d’une délégation de la Cour administrative suprême de Pologne
Le 6 juillet 2026, une délégation de la Cour administrative suprême de Pologne, conduite par son président, Jacek Chlebny, s’est rendue à la Cour, où elle a eu l’occasion d’échanger avec le président de la Cour européenne des droits de l’homme, Mattias Guyomar, ainsi qu’avec Ivana Jelić, vice-présidente et juge élue au titre du Monténégro ; Gilberto Felici, juge élu au titre de Saint-Marin ; Erik Wennerström, juge élu au titre de la Suède ; Frédéric Krenc, juge élu au titre de la Belgique ; Davor Derenčinović, juge élu au titre de la Croatie ; Alain Chablais, juge élu au titre du Liechtenstein ; Artūrs Kučs, juge élu au titre de la Lettonie ; Anna Adamska-Gallant, juge élue au titre de la Pologne ; la greffière Marialena Tsirli, le greffier adjoint Abel Campos, et d’autres membres du personnel du greffe.
Les discussions ont porté sur les thèmes suivants : les normes du procès équitable et l’indépendance de la justice ; le contrôle par les juridictions nationales de la proportionnalité des restrictions aux droits et libertés dans le contexte géopolitique actuel ; l’évolution récente de la situation en matière migratoire ; et la protection de la vie privée et familiale des couples de même sexe.
Mattias Guyomar a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné l’importance de la solidarité judiciaire et le caractère vital du dialogue entre la Cour et les juridictions nationales. Il a rappelé qu’en défendant la liberté d’expression des juges dans différents contextes nationaux, la Cour veille à ce que les juges puissent remplir leur rôle de gardiens de la démocratie et de l’état de droit. En outre, il a souligné que la Cour demeure attentive aux réalités juridiques et politiques de l’ensemble des États membres du Conseil de l’Europe et a insisté sur la nécessité de protéger l’indépendance judiciaire de la Cour.

Visite à la Cour d’une délégation de la Cour administrative suprême de Pologne
Le 6 juillet 2026, une délégation de la Cour administrative suprême de Pologne, conduite par son président, Jacek Chlebny, s’est rendue à la Cour, où elle a eu l’occasion d’échanger avec le président de la Cour européenne des droits de l’homme, Mattias Guyomar, ainsi qu’avec Ivana Jelić, vice-présidente et juge élue au titre du Monténégro ; Gilberto Felici, juge élu au titre de Saint-Marin ; Erik Wennerström, juge élu au titre de la Suède ; Frédéric Krenc, juge élu au titre de la Belgique ; Davor Derenčinović, juge élu au titre de la Croatie ; Alain Chablais, juge élu au titre du Liechtenstein ; Artūrs Kučs, juge élu au titre de la Lettonie ; Anna Adamska-Gallant, juge élue au titre de la Pologne ; la greffière Marialena Tsirli, le greffier adjoint Abel Campos, et d’autres membres du personnel du greffe.
Les discussions ont porté sur les thèmes suivants : les normes du procès équitable et l’indépendance de la justice ; le contrôle par les juridictions nationales de la proportionnalité des restrictions aux droits et libertés dans le contexte géopolitique actuel ; l’évolution récente de la situation en matière migratoire ; et la protection de la vie privée et familiale des couples de même sexe.
Mattias Guyomar a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné l’importance de la solidarité judiciaire et le caractère vital du dialogue entre la Cour et les juridictions nationales. Il a rappelé qu’en défendant la liberté d’expression des juges dans différents contextes nationaux, la Cour veille à ce que les juges puissent remplir leur rôle de gardiens de la démocratie et de l’état de droit. En outre, il a souligné que la Cour demeure attentive aux réalités juridiques et politiques de l’ensemble des États membres du Conseil de l’Europe et a insisté sur la nécessité de protéger l’indépendance judiciaire de la Cour.
Évènements Présidence
Le 15 octobre 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, et la juge élue au titre des Pays-Bas, Corinna Wissels, ont pris la parole lors de la 4e édition des « Journées du droit » à La Haye. Cet événement, consacré au thème de La protection des minorités par le droit, était organisé par l’ambassade de France aux Pays-Bas.
Lors de son intervention, le président Guyomar a souligné que la prééminence du droit est indispensable à la protection des minorités.
Mettant l’accent sur la jurisprudence de la Cour en la matière, le président de la Cour a insisté sur le fait que la Convention et la Cour veillent à ce que la loi s’applique de manière égale à tous, en empêchant l’exercice arbitraire de la puissance publique et en prévoyant des tribunaux indépendants capables de protéger les droits des différentes minorités.
La juge Wissels a participé à une table ronde sur L’état actuel de la protection des minorités par le droit : mécanismes européens, internationaux et nationaux. Son intervention a mis l’accent sur la jurisprudence de la Cour et sur les interactions entre cette jurisprudence, les instruments du Conseil de l’Europe, notamment la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, et le travail des juridictions nationales pour la sauvegarde des droits des minorités.
Les 6 et 7 octobre 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, accompagné de la juge élue au titre du Portugal, Ana Maria Guerra Martins, a participé dans la Cité du Vatican à un sommet sur Les juges, le contentieux climatique et les droits de l’homme, qui a réuni des juges de cours supérieures nationales du monde entier ou de tribunaux internationaux.
Dans son intervention, le président Guyomar a présenté une analyse comparative de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, de la Cour internationale de Justice et de la Cour interaméricaine des droits de l'homme en matière de climat. Il a relevé que la Cour avait développé sa jurisprudence sur le changement climatique dans un cadre de responsabilité partagée, en s’appuyant sur un consensus scientifique, politique et judiciaire, et il a souligné la convergence des approches judiciaires qui s’est dégagée à la suite des arrêts rendus en 2024 dans les affaires Verein KlimaSeniorinnen Schweiz et autres c. Suisse, Duarte Agostinho et autres c. Portugal et 32 autres, et Carême c. France.
Il a souligné en outre que les changements climatiques et la dégradation de l'environnement avaient des répercussions directes sur la jouissance des droits de l'homme, notamment sur ceux des groupes vulnérables, et il a fait remarquer que la convergence des approches judiciaires dans le monde montrait que ce défi mondial ignorait les frontières, touchait tout le monde et appelait une action commune pour la protection des générations futures.
Le 2 octobre 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, et la vice-présidente de la Cour et juge élue au titre du Monténégro, Ivana Jelić, ont participé à la conférence internationale Constitution, État et démocratie qui s'est tenue à Tivat (Monténégro).
Dans son discours liminaire devant les participants, parmi lesquels figuraient des présidents et des juges des cours constitutionnelles de toute l'Europe ainsi que des représentants des deux cours européennes, le président Guyomar s'est concentré sur les valeurs communes et universelles qui se trouvent au cœur des deux projets européens que sont le Conseil de l'Europe et l'Union européenne.
« Tous deux placent l’être humain au cœur du système de protection en consacrant les droits individuels, en obligeant les États à les faire respecter et en les soumettant à une exécution collective. Et tous deux offrent la perspective d’un « avenir pacifique » partagé, fondé sur les libertés et les droits fondamentaux qui sont « le socle de la justice et de la paix dans le monde ». Cela est plus important que jamais dans le contexte d’une guerre active à l’intérieur des frontières de l’Europe. Une guerre qui se rapproche de plus en plus », a déclaré le président de la Cour.
Le président Guyomar a également souligné que ces deux projets européens vont de pair avec les cours suprêmes nationales.
« Avec les juridictions internes et dans le plein respect des principes de subsidiarité et de responsabilité partagée, la Cour de Strasbourg continue d’assurer, en tant que « Cour pour toutes et tous », la protection effective des droits de l’homme de centaines de millions de personnes à travers l’Europe. »
Trois tables rondes se sont tenues après les discours liminaires. La vice-présidente Jelić a animé une table ronde sur « Les modifications constitutionnelles au regard de la fonction d'intégration européenne : implications juridiques et défis des transferts de souveraineté à l'Union européenne », tandis que le président Guyomar a animé une table ronde sur « L'utilisation des outils d'IA dans la décision constitutionnelle : soutien ou menace pour l'indépendance de la Cour constitutionnelle – perspectives, risques et dilemmes éthiques ».
Le 29 septembre 2026, le Bureau de la Cour, présidé par Mattias Guyomar, a rencontré une délégation de la Commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur l’élection des juges à la Cour européenne des droits de l’homme, menée par son président, Sergiy Vlasenko, au Palais des droits de l’homme à Strasbourg.
Au cours de la réunion, il a été question de l'attractivité de la fonction de juge et de la reconnaissance après la fin du mandat, des procédures nationales de sélection et des retards dans la soumission des listes de candidats.
Le 29 septembre 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, accompagné de la greffière, Marialena Tsirli, a rencontré le président du Réseau parlementaire pour la promotion de la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme, Adam Bodnar, à Strasbourg. Ils ont discuté de l’influence de ce réseau, créé en avril 2026, pour renforcer le rôle des parlements dans le processus d’exécution des arrêts de la Cour.
Le 29 septembre 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a rencontré le ministre fédéral des Affaires étrangères de l'Allemagne, Johann Wadephul, à Strasbourg. La juge élue au titre de l’Allemagne, Anja Seibert-Fohr, et la greffière, Marialena Tsirli, étaient également présentes. Le président a remercié le ministre pour le soutien sans faille apporté par l’Allemagne à la Cour et au système de la Convention. Il a également présenté les résultats obtenus par la Cour en ce qui concerne la réduction de son arriéré d’affaires pendantes et a souligné le rôle de la Cour dans la mise en jeu de la responsabilité de la Russie pour des violations des droits de l’homme.




























