La juge Schembri Orland participe à une table ronde à Malte sur les technologies de deepfake et les violences fondées sur le genre

Judge Schembri Orland participates in roundtable discussion in Malta on deepfake technologies and gender-based violence
14/07/26

Lorraine Schembri Orland, juge élue au titre de Malte, a participé à une table ronde sur les technologies deepfake et sur la violence fondée sur le genre, organisée par la Chambre maltaise du commerce, de l’entreprise et de l’industrie le 14 juillet 2026, dans le cadre de son programme intitulé Together We Empower-A Future without Violence (Ouvrons ensemble la voie à un avenir sans violence).

La table ronde a abordé les sujets suivants : le devoir de protection incombant à l’État (obligation positive), les défis posés par la désinformation, les lacunes de la législation nationale actuelle en raison desquelles les deepfakes ne sont pas correctement traités, la facilité avec laquelle il est devenu possible de créer des deepfakes et leurs conséquences sur les victimes, par exemple la honte et la culpabilité. Elle rassemblait des acteurs clés du monde des affaires, des pouvoirs publics, de la société civile et des milieux technologiques en vue d’établir une tribune de dialogue structurée et fondée sur des données probantes, de promouvoir la législation nationale en matière de deepfakes et d’encourager des réponses sectorielles coordonnées.

Les orateurs invités ont abordé les réalités tant juridiques que sociales. Dans son allocution, la juge Schembri Orland a évoqué un certain nombre d’affaires tranchées par la Cour dont se dégage une jurisprudence faisant peser sur l’État une obligation positive de protection. Il s’agit notamment des affaires Opuz c. Turquie, Valiulienė c. Lituanie, Talpis c. Italie et Volodina c. Russie.

Le discours de clôture a montré que la sophistication et l'accessibilité de l'IA générative permettaient désormais à presque n’importe qui de créer de fausses images, des fichiers audio et des vidéos convaincantes, et a conduit à la conclusion que Malte devait agir rapidement pour lutter contre les deepfakes et la violence fondée sur le genre.

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