Activités judiciaires


Roof of the Human Rights building (detail)
29/05/26

La CEDH a communiqué au gouvernement italien les affaires Y c. Italie et Z c. Italie.

Les requêtes ont été introduites par des personnes se présentant comme des victimes de l'ancien chef de la police libyenne, Osama Elmasry Njeem. Les deux requêtes concernent une allégation de non-exécution par les autorités italiennes d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre Osama Elmasry Njeem, accusé de crimes contre l’humanité. M. Njeem a été arrêté en Italie en janvier 2025, mais a été rapatrié en Libye peu après.

La notification d’une affaire est l’étape de la procédure devant la Cour consistant pour cette dernière à informer un Gouvernement qu’une requête dirigée contre lui est pendante et à lui demander des informations complémentaires. La notification ne signifie pas qu’une affaire est recevable ni qu’il y a eu violation de la Convention européenne. La décision de la Cour sur l’affaire intervient à un stade ultérieur.

L'aile droite du Palais des droits de l'homme en hiver (détail)
28/05/26

Dans l’affaire Tožičková c. République tchèque, la Cour a conclu à la violation du droit à la liberté d’expression.

L’affaire concernait l’interpellation d’une journaliste lors d’une éco-manifestation dans une mine de charbon, et plus précisément dans une zone signalée comme interdite d’accès.

La Cour a jugé que les juridictions nationales n’avaient pas fourni de raisons suffisantes pour justifier l’interpellation de la requérante, qui a eu pour effet principal de l’empêcher, d’une part, d’exercer son travail de journaliste et de communiquer au public les informations sur une question d’intérêt général et, d’autre part, d’assumer son rôle de « chien de garde » rendant compte du comportement dont la police faisait preuve à l’égard des manifestants. L’interpellation de la requérante ne répondait pas à un besoin social impérieux et ne saurait être considérée comme nécessaire dans une société démocratique, eu égard également à la marge d’appréciation restreinte dont bénéficiait l’État en l’espèce.

L'escalier dans le hall central du Palais des droits de l'homme
26/05/26

Dans l’affaire J.B. c. Grèce, la Cour a conclu à la non-violation du droit à un recours effectif combiné avec l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants.

L’affaire concernait le renvoi potentiel d’un ressortissant syrien de la Grèce vers la Türkiye en application de la déclaration UE-Türkiye, qui visait à stopper le flux de migration irrégulière vers l’Europe via la Türkiye.

La Cour a jugé que les autorités avaient procédé à un examen approfondi de la demande d’asile du requérant. Elle a constaté que celles-ci avaient pris en considération les conditions auxquelles il pouvait être confronté en Türkiye, ainsi que les risques spécifiques qu’il alléguait encourir en cas de renvoi, qu’elles avaient consulté un large éventail de rapports et de statistiques et qu’elles avaient examiné l’ensemble cohérent d’assurances et de mécanismes de surveillance qui font partie de la déclaration UE-Türkiye. Elle observe qu’au stade judiciaire, le requérant a bénéficié d’une assistance juridique et a pu contester la conclusion selon laquelle la Türkiye était un pays tiers sûr pour lui. Elle relève enfin qu’il a reçu une réponse détaillée à ses arguments, y compris aux rapports qu’il a produits devant les juridictions nationales.

La Cour a jugé en outre qu’il y avait eu violation concernant les conditions de détention en ce qui concerne la détention de l’intéressé au commissariat de police.

Palais des droits de l'homme (détail)
21/05/26

La CEDH a déclaré irrecevable la requête dans l’affaire Mouelhi c. Belgique.

L’affaire concernait un demandeur de protection internationale qui se plaignait de ne pas avoir bénéficié d’un hébergement en Belgique et de l’assistance matérielle prévus par la loi en dépit du jugement définitif du tribunal du travail francophone de Bruxelles.

La Cour a jugé que le comportement du requérant s’analysait en un abus du droit de recours individuel. Elle a constaté que l’intéressé avait délibérément essayé de l’induire en erreur en lui présentant des informations trompeuses à l’appui de sa demande de mesure provisoire dans laquelle il indiquait qu’il était contraint de vivre dans la rue en Belgique alors qu’il ressortait des documents produits par la suite par le Gouvernement défendeur que, depuis près de cinq mois, il était hébergé en tant que demandeur de protection internationale aux Pays-Bas. L’intéressé n’a en outre pas corrigé cette information dans le formulaire de requête qu’il a envoyé à la suite de l’indication de la mesure provisoire, ni lorsqu’il a mis son dossier à jour à la demande de la Cour. Au contraire, il a alors expressément réitéré qu’il était toujours contraint de dormir dans la rue.

Hall central du Palais des droits de l'homme
21/05/26

Dans l’affaire Sobczyńska et autres c. Pologne, la Cour a conclu à la violation du droit à l’accès à un tribunal.

L’affaire concernait le refus, opposé en 2008 par le président de la République de l’époque, sans fournir de motifs, de nommer les requérants à des postes de juge vacants, alors qu’ils avaient participé avec succès à une procédure de sélection par concours, et l’absence de contrôle juridictionnel de cette décision.

La Cour a jugé que les requérants avaient droit à une procédure équitable dans l’examen de leur candidature à un poste de juge et qu’ils avaient eu une espérance légitime et raisonnable de voir leur candidature dûment examinée. Les requérants n’ayant pas été informés des motifs du refus du président de les nommer et n’ayant pas pu contester ce refus, ils n’ont pas été protégés contre ce que l’on pouvait légitimement soupçonner être une décision arbitraire.

Transparence et rayonnement


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10/06/26
Le 10 juin, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a rencontré le président du Comité des droits de l’homme des Nations unies, Changrok Soh, à Strasbourg. Accompagnés par Ivana Jelić, vice-présidente et juge élue au titre du Monténégro, Anja Seibert-Fohr, juge élue au titre de l'Allemagne, et Vasilka Sancin, juge élue au titre de la Slovénie, les interlocuteurs ont évoqué un certain nombre de questions de fond se rapportant à la protection des droits de l'homme, ainsi que la prochaine réunion avec les représentants des organes conventionnels des Nations Unies, qui se tiendra le 30 juin à Strasbourg.
Visite officielle de Rita Alarcão Júdice, ministre de la Justice du Portugal, à la CEDH - 09/06/2026
09/06/26

Le 9 juin 2026, la ministre portugaise de la Justice, Rita Alarcão Júdice, s’est rendue en visite à la Cour et a rencontré le président Mattias Guyomar. La juge élue au titre du Portugal, Ana Maria Guerra Martins, et le greffier adjoint, Abel Campos, ont eux aussi assisté à la réunion. Les interlocuteurs ont souligné l’attachement du Portugal à la Cour, au système de la Convention et à ses valeurs. Ils ont rappelé l’importance que revêtent le dialogue et l’engagement continus de la Cour vis-à-vis du pouvoir judiciaire portugais.

Visite officielle de Momo Koprivica,  vice-premier ministre du Monténégro, à la CEDH - 09/06/2026
09/06/26

Le 9 juin 2026, Momo Koprivica, vice-premier ministre monténégrin pour le Système politique, le Pouvoir judiciaire et la Lutte contre la corruption, s'est rendu en visite à la Cour, où il a été accueilli par le président Mattias Guyomar, la vice-présidente Ivana Jelić et la greffière Marialena Tsirli. Cette visite a été l'occasion pour les interlocuteurs d'échanger sur la manière dont la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme a aidé le Monténégro dans ses différentes réformes. M. Koprivica a souligné la volonté politique résolue du Monténégro de mettre en œuvre les arrêts de la Cour.

À venir


Tambour de la petite salle d'audience du Palais des droits de l'homme
08/06/26

Le 15 juin 2026, un collège de cinq juges examinera les demandes de renvoi devant la Grande Chambre de six affaires.

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Prochains arrêts et décisions


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