Visite officielle en Allemagne du président de la Cour : rencontres avec des représentants de l’État et discours d’ouverture sur l’anniversaire de la Convention

Le 21 novembre, le président de la Cour, accompagné d’Anja Seibert-Fohr, juge élue au titre de l’Allemagne, s’est rendu en visite officielle à Berlin, où il a rencontré tour à tour Stefanie Hubig, ministre fédérale de la Justice et de la Protection des consommateurs, Gunther Krichbaum, ministre d’État pour l’Europe au ministère fédéral des Affaires étrangères, et Bernd Krösser, secrétaire d’État au ministère fédéral de l’Intérieur. Il a également rencontré Frank Schwabe, Secrétaire d'État parlementaire, ministère fédéral de la Justice et de la Protection des consommateurs.
Au cours de sa visite, M. Guyomar a prononcé un discours d’ouverture lors d’une conférence, intitulée « Human Rights for Uncertain Times : Lessons from 75 Years of European Human Rights Protection », qui était organisée par le ministère allemand de la Justice et de la Protection des consommateurs. S’adressant aux participants, il a affirmé que la Convention, qui célèbre cette année son 75e anniversaire, « nous protège et protège nos valeurs communes » et qu’il « est de notre responsabilité à tous de la protéger ». Il a rappelé que la Cour qualifie la Convention d’« instrument constitutionnel de l’ordre public européen », au cœur duquel reposent les valeurs fondamentales des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit.
Le président de la Cour a également évoqué le principe de subsidiarité et la responsabilité première qui incombe aux États membres du Conseil de l’Europe de garantir les droits et libertés consacrés dans la Convention, permettant ainsi aux juridictions nationales de toute l’Europe de donner un sens concret à des termes juridiques souvent abstraits.
« Ce qui est particulièrement exceptionnel en ce qui concerne la Convention, c’est la manière dont, en sauvegardant les droits individuels, elle contribue à favoriser le bien-être de nos démocraties face aux défis de notre époque », a observé le président de la Cour.

