Le président de la CEDH prononce un discours d’ouverture à la Conférence de Varsovie

Délégation de la CEDH à la conférence de Varsovie - le 2 octobre 2025
02/10/25

Le 2 octobre 2025, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a prononcé un discours d’ouverture lors d’une conférence sur le thème Soixante-quinzième anniversaire de la Convention européenne des droits de l’homme : le rôle des juges administratifs, co-organisée à Varsovie par la Cour européenne des droits de l’homme et la Cour administrative suprême de Pologne.

Événement majeur marquant le 75e anniversaire de la Convention, la conférence a réuni dix juges de la CEDH, à savoir la vice-présidente Ivana Jelić, juge élue au titre du Monténégro ; Kateřina Šimáčková, juge élue au titre de la République tchèque, Jolien Schukking, juge élue au titre des Pays-Bas, Anja Seibert-Fohr, juge élue au titre de l'Allemagne, Peeter Roosma, juge élu au titre de l'Estonie, Mykola Gnatovskyy, juge élu au titre de l'Ukraine, Gediminas Sagatys, juge élu au titre de la Lituanie, Artūrs Kučs, juge élu au titre de la Lettonie, Anna Adamska-Gallant, juge élue au titre de la Pologne, et Vasilka Sancin, juge élue au titre de la Slovénie, ainsi que des juges de douze pays différents. La greffière de la Cour, Marialena Tsirli, a elle aussi assisté à la conférence. 

Dans son discours, le Président Guyomar a évoqué les défis auxquels les États membres doivent faire face aujourd'hui, comme la guerre, le changement climatique et les migrations. Il a expliqué qu’un « retour aux sources » permet de mieux comprendre les raisons pour lesquelles la Convention a été conçue et demeure indispensable aujourd’hui, alors que les menaces que ses rédacteurs avaient cherché à prévenir réapparaissent sous de nouvelles formes.

Il a décrit le système de la Convention comme « non seulement le mécanisme international le plus avancé et le plus efficace pour faire respecter les droits de l’homme, mais aussi le système de justice internationale le plus étendu par sa portée ». Il a également évoqué le principe de subsidiarité, pierre angulaire du système de la Convention, qui implique une répartition appropriée des rôles entre les autorités nationales et la Cour.

Le président Guyomar a conclu son discours en insistant sur le fait que la Cour interprète la Convention de manière dynamique et évolutive, comme un « instrument vivant », en veillant à ce qu’elle soit en mesure de tenir compte de réalités inconcevables ou inimaginables au moment de son adoption.

Plus de News