Interventions du juge Ktistakis et de la greffière de la Cour dans le cadre d’une conférence organisée en Grèce

Le 30 octobre 2025, une conférence intitulée La Grèce et la Cour de Strasbourg s’est tenue à Athènes (Grèce) dans le cadre du colloque Christos Rozakis. Ioannis Ktistakis, juge élu au titre de la Grèce et président de section, et Marialena Tsirli, greffière de la Cour, y ont parlé des travaux et de l’influence de la Cour.
Dans ses remarques liminaires, le juge Ktistakis a évoqué le rôle de la Cour dans le domaine de la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales consacrés par la Convention. Rappelant le contexte complexe dans lequel la Cour exerce ses fonctions, il a souligné l’importance de son indépendance pour assurer la protection des droits de l’homme au niveau européen.
Il a également indiqué que la Cour avait statué sur environ 37 000 requêtes rien que l’année dernière. « Au 1er janvier 2025, quelque 2 600 requêtes individuelles étaient pendantes contre la Grèce, dont 60 % concernaient – et concernent toujours – les conditions de détention dans les prisons et les centres de détention », a déclaré le juge Ktistakis.
Au cours de la conférence, la greffière de la Cour, Marialena Tsirli, a précisé que cette année marquait le 75e anniversaire de la Convention et a souligné sa pérennité et son évolutivité, conforme à la doctrine de l’« instrument vivant ». Elle a ajouté que le droit de requête individuel était la pierre angulaire du système de la Convention et que la Cour avait traité plus d’un million de requêtes depuis sa création.
La deuxième partie de l’événement a porté sur deux décisions récentes de la Grande Chambre de la Cour, ainsi que sur les répercussions directes de la jurisprudence de la Cour sur l’ordre juridique grec.

