Le président de la Cour rend hommage à Robert Badinter lors d'une conférence

Le 8 octobre 2025, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a rendu hommage à la vie, à l'œuvre, à l'engagement et à l'héritage de Robert Badinter lors de son discours de clôture d'une journée d'étude intitulée Robert Badinter, juriste et homme de lettres, héritier des Lumières, organisée par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
« Par son parcours exceptionnel, par l’œuvre de sa vie, Robert Badinter a exprimé l’humanité avec un éclat qui nous éclaire encore. Homme de paroles, homme des frontières, celles qui rapprochent et non celles qui séparent, homme de l’universel, Robert Badinter était avant tout un homme engagé, un partisan de l’humanisme », a dit le président de la Cour lors de son allocution.
Soulignant le rôle qu’a joué Robert Badinter en réussissant à faire avancer à l’échelle européenne la cause de l’abolition de la peine de mort, comme en atteste l’adoption du Protocole no 13 en 2002, le président Guyomar a ajouté qu’il avait aussi été « l’artisan » de la reconnaissance du droit de recours individuel par la France.
Le président de la Cour a mentionné la conviction de Robert Badinter selon laquelle la protection des droits de l’homme est une nécessité, déclarant encore que toute l’œuvre de Robert Badinter repose en sa foi inébranlable dans le caractère universel des droits humains qui ne saurait être nié « sous peine de nier l’humanité elle-même ».
« C’est le sens de son engagement et la leçon que nous devons en tirer », a souligné le président de la Cour, ajoutant que nous sommes les héritiers lucides et fidèles des valeurs et des idéaux que Robert Badinter n’aura eu de cesse d’incarner, et que nous en sommes aussi les garants.
Le 9 octobre, date anniversaire de la promulgation de la loi d’abolition de la peine de mort, Robert Badinter a fait son entrée au Panthéon.

