Le président intervient dans le cadre de la « Journée nationale de la relation magistrats avocats »

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23/03/26

Le 20 mars 2026, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a prononcé un discours dans le cadre du colloque « Faire front face aux menaces, préserver l’État de droit, » organisé conjointement par le Conseil national des Barreaux et la Délégation des affaires européennes et internationales du ministère de la Justice, à l’occasion de la journée nationale magistrats-avocats. 

Le président est revenu brièvement sur la vision qui a présidé, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à la réorganisation de l’ordre international autour de concepts inspirés de l’État de droit, soulignant que le système conventionnel de protection des droits de l’homme transpose le modèle de l’État de droit dans sa dimension formelle, avec une séparation des pouvoirs au sein du Conseil de l’Europe, ainsi que dans sa dimension fonctionnelle avec un contrôle juridictionnel des décisions des États exercé par la Cour européenne des droits de l’homme. Enfin, l’État de droit pris dans sa dimension substantielle se traduit par la sanctuarisation des droits fondamentaux de la personne humaine dans la Convention européenne. 

Le président a exprimé tout sa solidarité, au nom de la Cour, avec les magistrats et avocats qui font l’objet d’attaques en raison des décisions prises dans l’exercice de leurs fonctions ou de la défense qu’ils assurent au quotidien. Dans un tel contexte, il a rappelé que la Convention du Conseil de l’Europe pour la protection de la profession d’avocat (signée à Luxembourg le 13 mai 2025) est à la fois le symptôme d’une situation grave et un remède pour réagir face à ces attaques. 

Enfin, il a évoqué les nombreuses affaires dans lesquelles la Cour a assuré, par la protection effective des droits individuels, le respect des fondements de l’État de droit au sein des démocraties européennes. Le président a clôturé son propos en soulignant l’importance de la solidarité entre membres des professions judiciaires afin d’assurer le bon fonctionnement du système conventionnel, et à travers lui, la sauvegarde des droits de chacune et chacun. 

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